« La sculpture de verre associée à la photographie ! »

Juliette Leperlier, artiste française, n’est pas entrée dans le monde de la pâte de verre par hasard. Son lien avec ce matériau repose sur de solides racines familiales et un héritage de tradition. Son arrière-grand-père, François Décorchemont, a été le pionnier de la technique du moulage à la cire perdue sur verre, et cette passion pour le verre a été transmise à son père, Étienne Leperlier, et à son oncle, Antoine, qui ont poursuivi les recherches et les expérimentations autour de ce matériau fascinant au cœur de leur art.

Malgré tous les outils et connaissances à sa disposition, Juliette a choisi que ce ne soit pas la matière qui la définirait, mais qu’elle déciderait elle-même de l’apprivoiser. Pour cela, elle a suivi des études d’arts appliqués en sculpture à l’ENSAAMA (Olivier de Serres à Paris), puis un master d’arts plastiques à la Sorbonne, explorant d’autres techniques et matériaux, et s’éloignant ainsi de l’héritage familial pour prendre sa création dans une direction personnelle.

À la fin de ses études, plutôt que de « revenir » à la pâte de verre, elle se lance dans une nouvelle exploration de la matière, repoussant les limites de la création. En 2014, elle reprend l’atelier de son père pour se consacrer pleinement à son travail, démarche qui lui vaut le prix régional des Ateliers d’Art de France.

Parmi ses réalisations figurent des Drapés, des Naïades, des formes libres, des formes rondes, des coupes… Elle se consacre donc dans ses œuvres à une création inspirée de formes organiques et naturelles, jouant sur l’opacité et la transparence. Aimant les courbes plus que les angles droits, elle s’attache à trouver une cohérence entre la forme et la matière. Elle explore également les matériaux translucides à travers la photographie, une façon de jouer avec l’instantanéité figée du médium, et crée ses propres couleurs sans omettre de recycler ses chutes. Son travail est régulièrement présenté dans des musées ou des galeries, et une de ses œuvres a été sélectionnée pour figurer l’affiche du Salon Souffle à Louviers en 2024.

Juliette Leperlier anime également des stages qui s’adressent tout particulièrement aux créateurs souhaitant approcher un matériau et une technique aux larges possibilités plastiques.

Juliette Leperlier expose ses œuvres au fil de l’année 2026, avec l’exposition collective « Jardins Invisibles » à la Galerie Capazza jusqu’à fin juin, suivie de « Héritages » à la Galerie Internationale Lechaczynski à Biot en juillet, une invitation d’honneur au BIG Festival de Biot en septembre, avant de conclure par une exposition personnelle au Musée du verre de Charleroi en novembre.

 

 

© photographies :
Arthur Monfrais

hide-row

Labels

hide-row

Parcours

hide-row


Activités et visites


Publics

hide-row